Didier Lockwood

La première fois que je l’ai entendu, c’était en 1995 je crois. Je dis bien « entendu », et pas « écouté ». Il jouait en duo avec Richard Galliano en deuxième partie du trio Paco de Lucia/John Mac Laughlin/Al Di Meola. J’étais jeune et con et n’écoutais vraiment encore « que » des guitaristes. J’étais parti dès le début de leur set.
La deuxième fois, c’était au New Morning, avec le Mike Stern Band, en juillet 2015. Entre temps, j’ai dû grandir car cette fois-ci je n’étais pas venu « pour » le guitariste uniquement, mais pour la musique. Et Ecay/Caron/Lockwood était devenu mon « disque de chevet »…

Ce soir-là, quand Mike Stern a envoyé dès le premier morceau un de ces chorus de folie dont il a le secret, je me suis dit que passer après ça, au violon, c’était risqué. Mais c’était Didier Lockwood. Il a surenchéri magnifiquement et emmené le groupe encore plus loin dans l’énergie. C’était Jimi Hendrix et Stéphane Grappelli en même temps.

Comme les professeurs que j’ai eu, il est de ces gens qui m’ont « élevé », qui ont surpris mon oreille, qui m’ont montré des couleurs musicales que je ne connaissais pas, et invité à travailler mon instrument plutôt que ma posture scénique.
Didier Lockwood n’était pas une star, c’était un univers.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s